J'ai combattu tant de temps contre ces démons qui me ramenaient dans l'enfer de cet univers où je vivais. Une époque dont je ne garde que peur et remords, remords de n'avoir su me montrer plus forte, plus déterminée et surtout moins docile face à ses caprices d'enfant gâté. Mon esprit c'est si souvent plongé dans le silence, percé à jour ma personnalité et découvrir ce que j'endurais à l'époque, personnes ne la jamais vraiment sus. Pour certains j'étais celle qui voulait se faire remarquer, attirer l'attention et être au centre de tout, c'est vrais que j'ai toujours voulus qu'on reconnaisse ma vraie valeur, qu'on sache qui je suis, voir, que l'on m'admire pour ce que je suis... ou du moins pour quelque chose... Alors je me suis mise à dessiner. J'ai écris, lignes après lignes les traits de mes souffrance dans l'expression de mes dessins. J'imaginais ainsi laisser transparaître un peu de moi dans ce que je dessinais et que peut être d'autre que moi pourrait le voir... malheureusement pour moi se genre de chose son invisible aux yeux de tous, le malheur fait fuir et la différence n'offre que de l'indifférence. J'ai connu le mépris pour mon ignorance et mon refus d'apprendre, au collège je n'ai jamais prétendue être une lumière, je ne donnais rien de ce que j'avais... je me contenter d'être là et de respirer l'odeur des salles de classes au petit matin, quand bien aérées je prenais place au milieu de la classe, caché derrière le premier de la classe, le seul endroit ou les profs ne pensaient jamais aller me dénicher... Enfin, jusqu'à ce que mon ventre vide ne résonne dans le silence et ne vienne trahir ma position. Je me rappel m'être souvent dit qu'il aurait fallut que je me force à me lever plus tôt le matin, histoire de me remplir d'un verre de jus d'orange ou bien d'une ou deux tartines...se fut toujours peine perdue, le sommeil était un adversaire que je laissais assez aisément vaincre je l'avoue. De plus même si par la plus fantastique prouesse je parvenais à remporter une bataille, mon ventre restait encore vide de ne pouvoir le remplir d'un simple croissant ou d'une biscotte... Le frigo, plein de vide à mes yeux ne rejeter rien d'appétissant. Je serais bien hypocrite de dire que je n'avais rien à manger, mais la simple odeur de pain aux chocolats, ou bien la douceur d'un bon pain de campagne pris le matin en famille aurait surement suffit à me rendre aussi vorace qu'un ogre en période de régime.
Bien mal à moi se n'est pas le matin que j'avais le plus d'appétit. Aujourd'hui encore quand je me lève se n'est pas forcément la première chose qui me viendrait à l'idée, mais les progrès sont quand même là.
Quand j'y repense, j'ai du mal à me reconnaître. Petite collégienne en mal de reconnaissance, pas souvent propre, toujours dépareillée, jamais féminine et surtout complément seule. Je revois ses années d'enfermement aussi bien physique que mentale, privé de l'amour d'une mère emporter peut à peut vers des terrains ou je ne pouvais la suivre... La folie, la démence, on ne peu que la voir naître et emporter sous nos yeux impuissants les personnes que l'on côtois jours après jours. Heureusement parfois une petite porte s'entrouvre pour nous permettre de fuir cette réalité. Un univers rien qu'a soit, un monde parallèle ou plus personne n'a d'impacte sur vous... Ne décide qui doit vivre ou mourir, rire ou pleurer, que le maître de ces lieux, le rêve et l'imaginaire... Pendant toutes ces années je me suis enfuie par se biais, j'ai parcouru toutes les terres, vécut toutes les aventures du monde, réalisé des choses merveilleuses qui m'ont permis de renoncer à plonger dans les abysses. Quand celles-ci devenaient trop proches et qu'elles s'imposaient à moi comme une longue agonie, j'enrouler autour de moi cette armure plus puissante que n'importe quel blindé. Un exutoire auquel je dois la vie j'en suis sure...
A suivre...

